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Janvier 2018, Sur une plage

Janvier 2018, Sur une plage

C’est, chaque mois, un plaisir renouvelé que de vous adresser ces lignes amicales. Cependant, janvier reste un casse-tête. Je tergiverse. Vous avez remarqué combien trouver une rime riche à dix-huit est une gageure. Sauf à estimer que les carottes soient cuites pour 2017. Ce qui est le cas. Mais c’est du passé. Les voeux concernent l’avenir. Une fois table rase établie, se soustraire à la tradition serait prétentieux. S’y conformer trop platement confinerait à l’irrespect. Comment trouver les mots justes pour vous la souhaiter heureuse? Tempêter contre la météo qui fait ce qu’elle pleut? C’est du réchauffé. Ironiser sur l’armée des shérifs qui rament en tous sens pour piloter la terre? Le huitième épisode s’en occupe. Il engrange des milliards avec une resucée: mise en abîme sur grands écrans. Que la planète soit KO, OK. Mais ce n’est pas le sujet du jour puisque c’est le temps qui passe. J’ai cherché dans les élégantes citations des papillottes une astuce pour mes voeux mais seul le goût du chocolat me reste en mémoire. Alibi nourrissant. Je ne saurais donc faire moins que de vous souhaiter d’être attentifs, en deux-mille dix-huit, à ces myriades de petits bonheurs que le seul exercice de sa propre volonté engendre. Par exemple écrire à ceux qu’on aime. N’est-ce pas ainsi que sont nées les papillottes?
Bien à vous,

Marc HANNIET

Agenda


Chanson – Sur une plage
Paroles et musique de Marc HANNIET

Le temps qui passe est un poncif de la poésie. Ce serait lui, en tout cas la blessure née de son observation, qui nous  pousserait à l’action. Je vois les choses différemment. Le temps n’est pas  le réceptacle mais la conséquence de nos actions. Ce n’est pas le temps qui nous permet d’agir. C’est d’agir que naît le temps. La chanson du mois parle des saisons et c’est naturel d’y penser au début formel de l’année. Car n’est-ce pas plutôt au printemps que le renouveau crie sont désir?

Sur une plage ou quelque chose comme’ ça
on se dirait « bonjour » du bout des yeux
par simple jeu sans se prendre au sérieux
sous les nuages qui vont d’ici de là
…et le temps passerait du printemps à l’été

Au cœur d’une ville ou quelque part comme ça
on marcherait longtemps main dans la main
dans ce désert peuplé de toi et moi
sans rien chercher, pour se trouver enfin
…et le temps passerait de l’été à l’automne

Dans une campagne ou quelque part comme’ ça
on blottirait nos corps en désertant
le temps perdu pour l’inconnu tentant
près d’un ruisseau caché par le sous-bois
…et le temps passerait de l’automne à l’hiver

Sur une terrasse ou quelque chose comme ça
à la faveur d’un jour un peu moins froid
on consolerait nos cœur dépareillés
en sirotant du vin ensoleillé
…et le temps passerait de l’hiver au printemps

Dans un grand lit ou quelque chose comme’ ça
quand la lumière cède à la nuit ses droits
on parlerait de tout, de rien, du temps
sans rien trahir de nos pressentiments
…et le temps sonnerait le retour des saisons

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