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Septembre 17 – Le temps qui passe

Septembre 17 – Le temps qui passe

Chers lecteurs,

Ébullition des agendas, sculpture de plannings, conciliation des exigences, pop-up des opportunités. Tri sélectif de nos rentrées d’automne. Retrouvailles des sentes familières. Ça et là, de nouveaux visages s’incrustent. Étonnements, curiosités. Jeu des sept différences d’avec le paysage d’avant l’été. Finie l’esquisse de liberté des vacances. On gribouille à nouveau des horaires de rendez-vous à tout crin. Courir à bride abattue de l’un à l’autre pour sentir l’air du temps vibrer autour de soi et frémir d’être en action est une chose, regarder de temps à autre l’image bleue sucrée qu’on a placée en fond d’écran sur son portable en est une autre.
Doux septembre à vous.

Marché de la création – Lyon

Agenda


Chanson – Le temps qui passe (2011)
Paroles et musique de Marc HANNIET

C’est mon oncle Jacky qui m’avait fait découvrir « O solitude, my sweetest choice » de Purcell. Le poème est de Katherine Philips. J‘ai fortement amélioré mon anglais en voulant comprendre la chair de ce texte, puis l’os, puis la moelle. Sans reprendre son image forte – le vert toujours pareillement vert des arbres année après année, quel que soit l’âge de l’arbre – je sais qu’elle m’a inspiré, 20 ans plus tard, en effeuillant une marguerite. Cet été, mon oncle est mort. Je pense à lui en publiant ce texte. Je n’aurais jamais son avis mais en quelque sorte je paie ma dette.

  1. Le temps qui passe
    à l’aveuglette
    fauche les traces
    des pâquerettes
    que nous nous offrions jadis
    en pariant à deux contre dix
    que notre amour
    vivrait toujours
  2. Le temps qui passe
    lisse tempête
    ruine nos faces
    de vaguelettes
    en tête à tête mon beau miroir
    dis-le moi ne fait pas d’histoires
    J’ai le visage
    d’un singe sage
  3. Le temps qui passe
    chaque saison
    remet en place
    mille bourgeons
    et leur fraîcheur incite mon corps
    à vouloir se sentir encore
    riche de désirs
    à faire fleurir
  4. Au temps qui passe
    je paie mes dettes
    impair et passe
    adieu les fêtes
    où j’allais gris glaner l’étrenne
    des baisers rouges d’une Carmen
    comme un marin
    à coup de reins
  5. Le temps qui passe
    la forte tête
    comme une bête
    fait plus place
    aux mirages de l’avenir
    qu’aux clapotis des souvenirs
    car c’est ainsi
    qu’on meurt ici

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